« Oui, mais… » une leçon de sagesse

ouimaisLa thérapie brève, qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ? Comment ça se passe concrètement chez le psy ? Le film « Oui, mais… » de Yves Lalandier montre comment quelques visites chez le thérapeute permettent de changer (un peu) la vie d’une jeune fille.

Par de révolution à l’horizon, bien sûr, mais quelques modifications bien senties permettent d’apaiser le regard que le personnage d’Eglantine (Emilie Dequenne) porte sur le monde. Gérard Jugnot qui campe le psy-narrateur est très crédible. On aperçoit même les hésitations et les erreurs sous la veste du praticien, ce qui donne au film une touche de réalisme.

La télécommande à changer les gens

Lors de la première séance, la patiente déclare qu’elle aimerait que le psy résolve le problème de sa mère qui est dépressive. En effet, les personnages nient la responsabilité qu’ils ont dans leur propre malheur. Si leur vie n’est pas telle qu’ils voudraient qu’elle fût, c’est de la faute des autres. C’est toujours de la faute des autres. C’est tellement plus facile aussi. Quand on voudrait que les autres changent, c’est que soi-même on ne veut pas vraiment changer. Il est plus facile de rejeter la faute sur les autres et de leur laisser la responsabilité de la situation. Mais, rétorque le psy, « je n’ai pas la télécommande à changer les gens. » Cette phrase contient une vraie sagesse : elle pose la question de ce qui est en notre pouvoir, de ce qui dépend de nous. Cela me rappelle cette antique maxime stoïcienne :

Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé, le courage de changer ce qui peut l’être et la sagesse de distinguer l’un de l’autre.

Marc-Aurèle

Mais dans la thérapie brève, point d’héroïsme romain. La tâche du thérapeute est de focaliser la patiente sur de petites modifications quotidiennes qui par effet boule de neige vont entraîner de profonds bouleversements. Ne serait-ce que la conscience qu’on ne peut pas changer les autres, ce qui nous libère déjà d’un désir impossible. Car les problèmes que nous nous créons viennent moins des autres que de la façon dont nous les voyons et de notre façon d’engager une relation avec eux. Loin de nous culpabiliser, la thérapie brève nous enseigne que le changement dépend de nous.

En bref, je vous recommande cette petite leçon de sagesse qui mérite le détour. Et vous ? Avez-vous vu ce film ? Vous ai-je donné envie de le voir ?

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3 réflexions sur “« Oui, mais… » une leçon de sagesse

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