Comment Watzlawick a changé ma relation aux autres

'White lions fighting over a plastic bottle' par Tambako The Jaguar
White lions fighting over a plastic bottle‘ par Tambako The Jaguar (CC BY-ND 2.0)

Je suis instit’. Avant quand deux enfants se battaient, mon réflexe était de savoir qui avait commencé, de chercher un coupable. Watzlawick brise cette dichotomie caricaturale.

Raisonner en termes d’agresseur / victime nous coupe d’une partie de la réalité. Le plus souvent « l’agresseur » s’est senti lui-même lésé (par une parole ou un comportement) et n’a pas trouvé d’autre réponse que la violence. Dans ces cas-là, je condamne unilatéralement la violence -bien sûr- et j’essaie de faire comprendre à chacun le point de vue de l’autre. Pas facile tous les jours car dans nos classes bien chargées, on n’a pas le temps d’écouter nos élèves. Et pourtant c’est essentiel…

Watzlawick ne parle pas du milieu scolaire. Les exemples qui reviennent souvent sont ceux des couples qui vont mal, qui se disputent et ne se comprennent plus, chacun estimant que c’est de la faute de l’autre. Cette protestation selon laquelle « C’est pas moi, c’est lui / elle qui a commencé », Watzlawick lui donne le joli nom de ponctuation des faits. La ponctuation des faits, qu’est-ce que c’est ? Tout simplement une perspective singulière sur l’enchaînement des échanges. Ce que l’un va prendre pour une agression ne sera pour l’autre qu’une réaction à un stimulus antérieur. Il est illusoire de croire qu’il y a un point de départ unique. Dans les histoires de couples, il y a toujours des arriérés qui attendent une réponse. Ou encore des mécompréhensions qui transforment une parole sans mauvaise intention en véritable attaque personnelle. Les partenaires d’un couple malade ponctuent différemment la série des faits. Comment remédier à ce décalage ? Ou mieux : le prévenir ? Un maître mot : la COMMUNICATION. A froid, quand l’orage est passé : « Cela me rend triste quand tu… ». Et même avec les enfants : « Cela me mets en colère quand tu… parce que je dois ranger derrière toi / j’ai l’impression que tu ne respectes pas mon travail » etc. Dans toute relation saine et durable, il y a une explicitation des ressentis. Rendre les émotions explicites permet de se mettre d’accord sur la relation et de pouvoir consacrer son énergie à autre chose.

Et vous ? La lecture de Watzlawick vous a-t-elle permis de décoder les dysfonctionnements d’une relation, voire de mieux réagir ?

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s